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Une photographie c’est une transformation,

Une énigme, une alchimie ;

Une apparition, une révélation

Qui se fixe dans notre esprit.

Le réalisme et son linceul

Attendent le magique sur le seuil.

Un fantôme passe sous la surface,

Il nous enlace puis s’efface.

Le mouvement se pétrifie,

La matière devient sculpture,

L’inanimé prend vie ;

Le réel dégouline comme une peinture,

C’est déjà la mort mais encore la vie.

La vérité et le mensonge

Sont enchâssés comme dans un songe.

L’illusion se fêle,

Le vernis craquelle.

Ça nous éblouis, nous tape à l’œil ;

Nous caresse ou nous crache à la gueule.

On s’y perd, on s’y noie,

Ça nous étouffe ou nous libère, on croit

Comprendre, on imagine, on interprète...

C’est un bruit blanc qui se gausse, une tempête.

Ça pense,

Ça réfléchit,

C’est une absence,

Un non dit.

C’est figé pourtant ça vit,

C’est muet pourtant ça crie,

Mille mensonges et vérités,

Sur un monde tout aussi étranger.

 

Qu’est-ce qu’on voit ?

Qu’est-ce qu’on regarde ?

Qu’est-ce qu’on croit ?

Qu’est-ce qu’on hasarde ?

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